Paludisme ou malaria


Le paludisme aussi appelé malaria est une maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, provoquée par la piqûre des moustiques anophèles. Le parasite infecte les cellules hépatiques de la victime puis détruit les hématies.

Signe de la maladie

Les symptômes sont l’apparition de maux de têtes et de fièvre, une grande fatigue puis apparaissent des troubles intestinaux. En l’absence de traitement le malade décédera.

Personnes touchées

Le paludisme touche toute la population mondiale. Mais c’est dans les pays pauvres qu’il est le plus dévastateur, il touche 91 pays. Dans les années 1950, le paludisme avait été éradiqué de la majeure partie de l’Europe et d’une grande partie de l’Amérique centrale et du sud par des pulvérisations d’insecticides et l’assèchement des marais. La dégradation des forêts pourrait le favoriser. 

L’Afrique subsaharienne supporte une part disproportionnée de la charge mondiale du paludisme. En 2015, 90% des cas de paludisme et 92% des décès dus à cette maladie sont survenus dans cette région. 76% des cas de paludisme et 75% des décès dus à cette maladie surviennent dans 13 pays, principalement en Afrique subsaharienne.

Certains groupes de la population courent un risque beaucoup plus élevé que d’autres de contracter le paludisme et d’être gravement atteints:

  • les nourrissons
  • les enfants de moins de 5 ans
  • les femmes enceintes
  • les personnes porteuses du VIH ou atteintes du sida
  • les migrants non immunisés, les populations itinérantes et les voyageurs.

Conséquences

Cette maladie est un frein important au développement économique et humain. Le coût pour les traitements et moyens de lutte de la maladie, accentue l’état de pauvreté des ped. Beaucoup de personnes meurent dans les pays pauvres, de la maladie. Les traitements et l’accès aux soins présentent un coût trop important.

Lutte

  1. Prévention :

Porter des vêtements longs, utiliser des moustiquaires et éviter de laisser de l’eau stagnante.

2. Pulvérisation d’insecticides à l’intérieur des habitations

La pulvérisation d’insecticides à effet rémanent à l’intérieur des habitations est un moyen très efficace de réduire rapidement la transmission du paludisme. Pour obtenir un résultat optimal, il faut pulvériser des insecticides dans 80% au moins des habitations dans les zones ciblées. Cette pulvérisation est efficace pendant 3 à 6 mois en fonction de la formulation de l’insecticide utilisé et du type de surface pulvérisée. À certains endroits, il faut pulvériser plusieurs fois les mêmes habitations pour protéger la population pendant toute la saison de transmission du paludisme. Malheureusement on a découvert que la maladie devient de plus en plus résistante aux insecticides.

3. Recherche pour un vaccin

Il n’existe actuellement aucun vaccin contre le paludisme. Un vaccin expérimental a été évalué dans le cadre d’un vaste essai clinique dans 7 pays d’Afrique et l’Agence européenne des médicaments donné un avis favorable en juillet 2015.

En octobre 2015, 2 groupes consultatifs de l’OMS ont recommandé la mise en œuvre de projets pilote du vaccin RTS, S/ASO1 dans un nombre limité de pays africains. L’OMS a adopté cette recommandation et soutient sans réserve la nécessité de mettre en œuvre ces projets pilotes, vers l’avènement du premier vaccin antipaludique dans le monde.

En novembre 2016, l’OMS a annoncé que le vaccin RTS,S sera déployé dans le cadre de projets pilotes dans 3 pays d’Afrique subsaharienne. Le financement de la phase initiale du programme est désormais assuré et les vaccinations doivent commencer en 2018. Ces projets pilotes pourraient ouvrir la voie à un déploiement plus large du vaccin si son innocuité et son efficacité sont jugées acceptables.

4. Les traitements anti paludique

La maladie peut également être prévenue au moyen d’antipaludiques. Les voyageurs peuvent se protéger au moyen d’une chimioprophylaxie qui supprime le stade sanguin de l’infection palustre, ce qui évite que la maladie ne se déclare.

Le diagnostic et le traitement précoces du paludisme réduisent l’intensité de la maladie et permettent d’éviter le décès. Ils contribuent aussi à réduire la transmission du paludisme. Le meilleur traitement disponible, en particulier pour le paludisme à P. falciparum, est une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine (CTA).

L’OMS recommande que, dans tous les cas présumés, le paludisme soit confirmé par un diagnostic basé sur la recherche des plasmodies (par microscopie ou test diagnostique rapide) avant d’administrer un traitement. La confirmation parasitologique peut être obtenue en 30 minutes ou moins. Un traitement sur la seule base des symptômes ne doit être envisagé que si le diagnostic parasitologique n’est pas possible.

Comme pour les insecticides il faut toujours rechercher de nouveaux traitements car il y a une résistance de la maladie face aux traitements.

5. Action de l’OMS 

La Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015, constitue un cadre technique pour tous les pays d’endémie. Elle est censée orienter et soutenir les programmes régionaux et nationaux qui s’efforcent de combattre et d’éliminer le paludisme.

Cette stratégie fixe des buts ambitieux mais réalistes à l’échelle mondiale:

  • Réduire de 40% l’incidence du paludisme au plan mondial par rapport d’ici à 2020.
  • Réduire de 40% les taux de mortalité palustre au plan mondial d’ici à 2020.
  • Éliminer le paludisme dans au moins 10 pays d’ici à 2020.
  • Empêcher la réapparition du paludisme dans tous les pays exempts.

Cette stratégie est le fruit d’une large consultation menée pendant 2 ans, à laquelle ont participé plus de 400 experts techniques de 70 États Membres. Elle repose sur 3 piliers principaux:

  • garantir l’accès universel à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme;
  • accélérer les efforts vers l’élimination et vers l’obtention du statut exempt de paludisme;
  • faire de la surveillance du paludisme une intervention de base.

Le Programme mondial de lutte antipaludique de l’OMS coordonne les activités menées par l’OMS au niveau mondial pour lutter contre le paludisme et l’éliminer :

  • il définit et communique des normes, des politiques, des stratégies techniques et des lignes directrices fondées sur des bases factuelles, dont il favorise l’adoption;
  • il contrôle de façon indépendante les progrès accomplis;
  • il élabore des approches pour le développement des capacités, le renforcement des systèmes et la surveillance;
  • il repère tout ce qui pourrait remettre en cause la lutte contre le paludisme et l’élimination de la maladie et définit les nouveaux domaines dans lesquels il faut agir.

Le Programme mondial bénéficie du soutien et des conseils du Comité de pilotage de la politique de lutte antipaludique – un groupe de 15 experts mondiaux du paludisme désignés à l’issue d’un processus ouvert. Ce comité, qui se réunit 2 fois par an, conseille l’OMS de façon indépendante afin qu’elle élabore des recommandations générales en matière de lutte contre le paludisme et d’élimination de la maladie. Il est chargé de donner des conseils stratégiques et techniques sur tous les aspects de la lutte contre le paludisme et de l’élimination de la maladie, dans le cadre d’un processus transparent, réactif et crédible de définition des politiques.


1 commentaire sur “Paludisme ou malaria

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  1. Bonjour

    je voudrais savoir si les points que vous avez mis dans la lutte contre la maladie sont déjà mis en place ou ce sont vos idées personnelles ?

    MERCI a vous


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