Aide médicale à la procréation


Définition : 

AMP : Rassemble toutes les techniques médicales apportant aux couples infertiles une aide pour avoir un enfant en dehors du processus naturel.

Objectifs :

• Remédier à l’infertilité d’un couple
• Eviter qu’un enfant soit atteint par une maladie génétique incurable.
• Elle peut être pratiquée que dans des centres agréés AMP.

Autres définitions techniques :

  • « Bébé médicament » ou « bébé du double espoir » obtenu par sélection d’embryon indemne de maladie et compatible avec l’enfant malade, puis implantation dans l’utérus de la future mère et prélèvement de sang de cordon à la naissance dans lequel se trouve des cellules souches capables peut être de guérir son frère ou sa sœur. En février 2011 est né le premier « bébé-médicament » Umut-Talha, a permis de guérir sa grande sœur d’une maladie génétique grave du sang.
  • Auto greffe du tissu ovarien : Prélèvement d’une partie des ovaires chez les petites filles pour une greffe antérieure en raison d’une maladie grave de l’enfant et peut conduire à une stérilité à l’âge adulte.
  • Les gamètes: Cellules sexuelles qui permettent la reproduction humaine:
    • les spermatozoïdes chez l’homme
    • les ovules (ovocytes) chez la femme
  • Cecos : centre d’étude et de conservation des ovules et du sperme

Les causes de l’infertilité 

  •  Le tabac
  •  L’excès d’alcool, chez la femme comme chez l’homme
  •  La prise de drogues : cannabis, héroïne, cocaïne, hallucinogènes
  •  L’excès de poids et la maigreur excessive chez la femme
  •  Age
  •  Facteurs psychologiques (traumatismes…)
  •  Facteurs environnementaux (expositions à certains produits toxiques)
  •  Diverses pathologies génétiques ou non et/ou leurs traitements


Les différentes techniques 

1.L’insémination artificielle (IA) : technique la plus simple de l’AMP

Utilisée pour remédier l’infertilité masculine : Consiste à introduire du sperme dans les voies génitales d’une femme.

2 méthodes possibles :

 ➡ Insémination avec le sperme congelé d’un donneur (IAD):
Quand carence totale ou insuffisance de spermatozoïdes. Le sperme vient donc d’un donneur.
La plus fréquente. Pratiquée depuis 1972.

 ➡ Insémination avec le sperme congelé du conjoint (IAC):
Plus rare, quand l’homme atteint d’une grave maladie (de cancer par ex) ou qu’il est peu fertile.

2. La Fécondation in vitro (FIV) et transfert d’embryon (FIVETE)

Utilisée en cas de stérilité masculine ou féminine . En France, 11 000 naissances sur 750 000 sont dues au FIVETE.

Plusieurs étapes :
– Stimulation ovarienne ou don d’ovocyte.
– Ovocytes prélevés par coelioscopie Ponction réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, et sous anesthésie générale ou locale.
– Fécondation de ces ovocytes dans un tube in vitro :
Soit (depuis 1982) par le sperme du conjoint prélevé en laboratoire : en cas d’infertilité féminine
Soit (depuis 1992) par ICSI : injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde à l’intérieur de l’ovocyte : en cas de spermatozoïde trop peu nombreux ou peu mobiles
Dès qu’un spermatozoïde entre dans un ovule, un œuf est conçu. Deux jours plus tard 2 à 3 embryons (jamais plus de 5) sont formés.
– Transfère de 1 ou 2 embryons ainsi créés (maximum 5 embryons sont formés, certains congelés pour conservation) dans la cavité utérine.

Dons d’ovocytes :
Lorsque la femme n’a pas d’ovaire, est ménopausée précocement ou est atteinte d’une maladie héréditaire ; son utérus est fonctionnel; et lorsque le conjoint est fertile.
Une fécondation in vitro (FIV) est réalisée avec l’ovocyte d’une donneuse et le sperme du mari, puis l’embryon est réimplanté dans l’utérus de la femme stérile

Dons d’embryons :
Quand le couple est stérile mais que l’utérus de la femme est fonctionnel.
On réalise une FIV avec du sperme et des ovocytes de donneurs, puis on implante l’embryon dans l’utérus de la mère.
Le taux de réussite n’est que d’environ 10 à 15 % de grossesse par transfert.
Le don strictement anonyme.

 Un diagnostic préimplantatoire (DPI) peut être réalisé. Permet d’étudier l’ADN des embryons obtenus in vivo, pour détection de maladie grave et incurable ou une anomalie chromosomique et réimplantation des embryons indemnes.

Les lois 

 ➡ Les grands principes juridiques de l’assistance médicale à la procréation : Selon les lois de bioéthique du 6 août 2004 modifiée par la Loi de bioéthique du 7 juillet 2011 :

L’AMP est indiquée dans les cas suivants :
– Le couple se trouve face à une infertilité médicalement constatée
– Pour éviter la transmission d’une maladie grave à l’enfant ou à l’un des membres du couple
– Pour permettre la naissance d’un enfant qui servira de « médicament » à un frère ou une sœur atteint d’une maladie génétique grave.
• L’anonymat, la gratuité et le volontariat sont les grands principes sur lesquels reposent le don de gamètes et l’accueil d’embryons.
• Se pratique dans des établissements autorisés et par des praticiens compétents pour ces activités.
• Doit être demandée par un homme et une femme en âge de procréer et en couple (quelque soit le statut du couple critère assouplis depuis 2011)

Et depuis 2011 :

• Dons de gamètes ouverts aux hommes et aux femmes n’ayant pas d’enfant
• DPI étendu à une liste de maladies considérés comme particulièrement graves, le choix du sexe de l’enfant reste interdit
• Transfert d’embryon post mortem autorisé si le père y avait consenti et au max 18 mois après sa mort
• Recherches sur l’embryon et cellules souches embryonnaires interdites mais peuvent être autorisées au si cela permet des progrès médicaux, et plus seulement thérapeutiques, majeurs.
• Autorisation de la congélation ovocytaires ultra rapide

La conservation des embryons surnuméraires:

Avec l’accord écrit préalable du couple, Il est possible de féconder un nombre d’ovocytes tel que le couple peut obtenir des embryons surnuméraires de bonne qualité, qui seront congelés pour un transfert ultérieur. Leur sort dépend du couple.
Le couple consulté chaque année par écrit sur le devenir de ses embryons congelés :
• Poursuite de la conservation en vue d’un transfert ultérieur
• Accueil de ses embryons par un autre couple,
• Recherches
• Arrêt de leur conservation
Arrêt de la conservation des embryons possible si pas de nouvelles du couples depuis au moins 5 ans.

 ➡ La filiation des enfants selon les cas :

Procréation intraconjugale :
Les règles de filiation sont celles qui régissent toute naissance.
Don de gamètes :
Le couple receveur donne son consentement au juge, ce qui interdit par la suite toutes actions pour établir ou contester la filiation (sauf si démontré que l’enfant pas issu de l’AMP ou si consentement invalide).
Accueil d’embryons :
Le couple receveur donne son consentement au juge, qui a aussi une mission de contrôle des conditions d’accueil que le couple est susceptible d’offrir à l’enfant à naître sur le plan familial, éducatif et psychologique et ce pendant 3 ans.

Les problèmes

1. Pratiques banalisées :

De plus en plus de couple ont recours à l’AMP causes :
Baisse de fécondité (âge moyen première maternité à 29,9 ans, comportements à risques,
• Désir croissant d’enfant
Conséquences :
Grossesses multiples et donc à risques
•Grands prématurés : longs séjours couteux à l’hôpital et parfois lourd handicap toute la vie
•Echecs fréquents : 20 à 25% de réussite
•AMP long parcours éprouvant
•Future mère lourdement mise à contribution sur le plan physique
•Coût élevé pour la sécurité sociale qui rembourse 6 tentatives d’IA et 4 de FIV pour femmes < à 43 ans


2. Des problèmes éthiques :

« Exode procréatif » des couples car législations plus stricte en France que chez nos voisins européens exemples :
• Mères porteuses autorisées aux Pays-bas, Royaume-Uni, Grèce, Canada…
• Les couples célibataires et les couples homosexuels peuvent bénéficier de l’AMP en Grande Bretagne, Espagne, Grèce, Belgique, Finlande, Pays-Bas

 Problèmes lié aux dons de gamètes :

  • Enfants nés d’un don de gamètes ne peuvent pas connaître leur origine biologique
    • Peu de dons de spermes
  • Interdiction de cette pratique aux femmes célibataires et aux couples homosexuels
  • La pénurie d’ovocytes : la donneuse lourdement mise à contribution et non rémunéré

 Problèmes posés par la FIV :
• Réduction embryonnaire difficile à vivre
• 149000 embryons conservés par congélation 40% à l’abandon
• Dérives eugéniques du DPI 

Solutions

  •  Agence de la biomédecine permet un suivi médical à long terme des enfants conçus par AMP
  • Campagnes de sensibilisation pour inciter au don de gamètes et à avoir enfant pas trop tardivement
  • La loi de bioéthique de Juillet 2011
  • La loi du 6 aout 2013 permettant la recherche sur l’embryon
  • Ouverture de l’AMP aux femmes seules et aux couples homosexuels
  • A l’étude : rémunération des dons de gamètes, levé de l’anonymat des donneurs et statut légal des enfants nés de mère porteuse à l’étranger. 

Mère porteuse – Gestation pour autrui

Autoriser dans certains pays comme le canada, le royaume uni, la grèce… En france elle est interdit.


Arguments contre:

Cette pratique porte atteinte au droit des femmes d’être protégées contre les pressions qu’elles pourraient subir de la part de proches infertiles ou de couples en manque d’enfant.
Cette pratique est rémunéré ouvertement ou part dédommagement et compensation, ce qui expose les femmes vulnérables (sans emploi, pauvres) au risque d’être exploité commercialement, elle se serait qu’un simple organe au service d’autrui
Les femmes court des risques médicaux au cours de la grossesse, décès, fausse couche mais aussi des pb psy baby blues, culpabilité, du fait abandonné un bébé  avec qui elle aura tissé des liens durant 9 mois.
Les propres enfants de ces femmes peuvent être chamboulé, ils verront partir un enfant qui n’est leur frère et qui n’a pas été conçu par leur père.
L’enfant peut être considéré comme un objet de transaction que sa mère abandonne et qui parfois peut etre rejeté par les parents car il ne convient pas ( handicap, maladie, malformation).
Pour les parents désirant l’enfant, la mère peut décider de garder l’ enfant.

Arguments pour :

Il est injuste de priver d’enfant uniquement les femmes n’ayant pas d’utérus, alors que les femmes stériles bénéficient de l’amp. Chaque femme est libre d’utiliser son corps comme elle le veut, ça porte atteinte aux libertés individuelles.
Afin d’éviter les dérives la GPA pourrait être gratuite comme l’est un don de gamète ou d’organes encadrer bien sur par l’Etat avec des règles.
Cela mettrait fin au tourisme procréatif et permettrait à l’enfant d’avoir une filiation maternelle.
On ne peut pas parler d’abandon dans le cas ou l’enfant revient à ses parents génétiques. 
Si jamais les parents peuvent garder un lien avec la mère porteuse, alors que pour le don de gamète et d’ovocyte c’est impossible.
 

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