Les crises sanitaires


Une crise sanitaire peut être définie comme une menace réelle ou présumée pour la population, associée à un risque de dysfonctionnement des pouvoirs publics.

Les dernières grandes crises :

  • Distilbène 1980
  • Tchernobyl 1986
  • Sang contaminé virus du sida en 1991
  • L’épizootie de la vache folle en 1996
  • Affaire de l’amiante en 1997
  • Fièvre aphteuse en 2001
  • Syndrome respiratoire aigu sévère ( SRAS) en 2003
  • La canicule en 2003
  • Le Chikungunya en 2005
  • L’épizootie de la grippe aviaire (H5N1) et l’épidémie de grippe A(H1N1) en 2008
  • Scandale du médiator en 2010
  • Bisphénol A en 2010
  • Prothèse PIP en 2011
  • Pilule de 3e et 4e génération en 2013
  • Ebola en 2014
  • Zika en 2015

Les risques nouveaux : 

  • Les maladies infectieuses : on on craint surtout une pandémie grippale sans précédent. L’extension de maladie comme le paludisme, l’Ebola, la Dengue sont à prévoir, ainsi que l’augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques (tuberculose, maladies nosocomiales).
  • Les maladies chroniques :  comme les cancers, l’obésité touchant de plus en plus les pays riches ou en développement.
  • Les accidents plus fréquents : accidents des transports, catastrophes industrielles ou naturelles.
  • Les maladies iatrogènes : effets liés aux médicaments.
  • Risques non identifié liés aux téléphones portables, wifi mais aussi aux OGM, aux pesticides, aux nanotechnologies.

Les causes :

  • Ces risques émergents ont pour origine l’industrialisation (pollution, réchauffement climatique, accidents industriels chimiques ou radioactifs), l’alimentation animale et l’élevage intensif, les voyages internationaux qui propagent les maladies, les nouvelles technologies (portables, nanotechnologie…)
  • Mais aussi l’évolution du mode de vie (malbouffe, addictions…) et une médecine plus interventionniste (chirurgie invasive, surconsommations de médicaments, infections hospitalières)
  • Des failles dans la sécurité alimentaire où les risques sont souvent minimisés ou ignorés.

Les solutions : 

  • Vigilance de l’opinion publique préférant plus de transparence et préconise de faire passer la santé publique avant les intérêts économiques.
  • Réforme du système de veille et de sécurité sanitaire entraînant une réaction plus rapides des autorités avec une mise en place du plan PAGUS (plan d’alerte et de gestion des urgences sanitaires).
    Du plan OSERC qui recense les moyens de mobilisation en cas de catastrophe. Des plans blancs sont déclenchés dans les hôpitaux en cas d’arrivés nombreuses de patients.
  • L’Application du principe de précaution (loi Barnier 1995) qui repose sur le recours à la gestion publique des situations de risque potentiellement graves et/ou irréversibles pour la santé, notamment lorsqu’il existe des incertitudes importantes concernant l’impact sur la population (Bisphénol A).
  • Rénovation du système d’autorisation et de surveillance des médicaments en 2011

Les limites:

  • Le principe de précaution est accusé par certaines personnes. En effet s’il est mal utilisé,  il  peut conduire à des blocages inutiles, qui peuvent retarder les pays qui l’appliquent dans la voie du progrès technique. (Exemple bloqué l’utilisation d’un traitement par manque d’étude, par précaution) Voici un lien qui peut être utile 
  • Réaction parfois exagérée des autorités sanitaires avec des messages repris dans la presse qui créés plus de paniques ou de désinformation que de prise de conscience d’un phénomène.
  • Défiance accrue vis-à-vis des médicaments et de la médecine.

 


9 commentaires sur “Les crises sanitaires

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  1. bonsoir , désolé de vous déranger mais ce n’est pas le plan OSERC , mais le plan ORSEC ( organisation de la réponse de sécurité civile ) et bravo pour tout votre travail et votre générosité, continuez comme ça


  2. Bonjour 🙂 Pourriez vous m’expliquer plus clairement la première partie des limites ? (sur le principe de précaution) j’ai un peu de mal à comprendre ..
    Merciii


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