L’évolution de la famille


Définition :

La famille est considérée par beaucoup comme une valeur sûre qui permet une socialisation grâce à la transmission des valeurs traditionnelles. Le paysage familial français a subi de nombreuses transformations. A la famille traditionnelle se sont ajoutés d’autres modèles:
‐familles monoparentales
‐enfant qui nait hors mariage
‐un divorce pour 3 mariages
-familles homoparentales
-familles recomposées
-union libre et concubinage
Pour le sociologue, la famille désigne tantôt les gens liés par le sang, tantôt un groupe de gens qui vivent dans un même foyer.
Pour les staticiens, la famille correspond à un groupe d’au moins 2 personnes vivant dans un même foyer alors qu’un ménage correspond aux occupants d’un logement (un ménage peut donc désigner une seule personne).

 Les fonctions de la famille :

– Fonction de reproduction : dans le temps, elle était primordiale quand la production de biens était nécessaire à la survie. Aujourd’hui, elle ne joue plus qu’un rôle mineur.
– Fonction de protection : les parents sont responsables de la garde et de l’entretien des enfants, c-a-d qu’ils doivent subvenir à leurs besoins essentiels, leur assurer un équilibre psychologique grâce à la qualité des relations avec eux et au sein du couple. L’entraide générationnelle reste vivace et s’exerce des plus jeunes aux plus âgés devenus dépendants, mais aussi en sens inverse. (garde des enfants, entretien physique et psychologique des enfants)
– Fonction de socialisation : c’est la famille qui socialise l’enfant et permet donc sa bonne intégration dans la société (transmission de valeurs permettant une bonne intégration sociale)
– Fonction économique : la famille, du fait de la hausse du travail féminin, est de moins en moins productrice de biens (consommation, transmission du patrimoine)
– Retour à la solidarité familiale : pour pallier les difficultés nées de la crise (entraide matérielle, garde des enfants)

 Les différents types de familles :

Famille traditionnelle : le couple marié demeure le modèle dominant. De plus en plus, les couples s’unissent officiellement après plusieurs années de vie commune.

Concubinage, union libre : couple qui vit ensemble comme s’ils étaient mariés

Famille monoparentale : formée d’un parent qui élève seul son ou ses enfants (divorce, veuvage, mère célibataire)

Famille recomposée ou mosaïque: enfant vivant avec un de leur beau parent et les éventuels enfants de ce dernier
Famille homoparentale : elle peut être constituée :
‐d’ex hétéros qui ont eu des enfants avant de vivre en couple homosexuel,
‐de couple de femmes ayant eu recours à une insémination artificielle avec donneur,
‐de coparentalités entre un couple lesbien et un couple gay,
‐de couple d’hommes ayant fait appel à une mère porteuse,
‐d’adoption par l’un des membres du couple.

Conséquences :

Aujourd’hui il existe plusieurs modèles familiaux :
– Famille traditionnelle est dominante : parents mariés, avec des enfants eu assez tardivement et les parents travaillent
– Famille monoparentale : 2 fois plus nombreuses qu’il y a 20 ans
– Familles recomposées se multiplient du fait du remariage fréquent de parents divorcés

 Les Problèmes :

– Montée de la solitude : c’est une des évolutions les plus marquantes de ces dernières années. En effet, 8 400 000 personnes vivent seules. Il y a surtout des jeunes non mariés, des hommes divorcés seuls et des veuves.
– Progression du divorce : les divorces engorgent les tribunaux et font souffrir les enfants. Les enfants sont confiés à l’un de leurs parents. Suite à ce divorce, les enfants peuvent montrer des troubles comme par exemple : anxiété, échec scolaire, et plus rarement : délinquance, suicide, toxicomanies. Les familles monoparentales sont en difficulté et pour certains, monoparentalité = précarité, pauvreté. Ces familles monoparentales concernent en majorité des femmes sans emploi ou à faible revenu.
– Famille qui n’assume pas toujours le rôle éducatif : elles laissent la crèche et l’école s’occuper de l’éducation, même si ce n’est pas leur mission. Elles ne donnent plus de limites à leurs enfants, ne leur apprennent plus l’intérêt du respect de la loi pour la vie en collectivité.
I–> causes : familles déstabilisées par un divorce ou un remariage ; absence des pères ; mauvaise image de ceux-ci (alcoolisme, chômage); parents surchargés par leur travail ; difficultés rencontrées par les parents pour se situer entre leurs coutumes et les normes françaises ; surinvestissement dans l’enfant « enfant roi ».
– Augmentation du « coût » de l’enfant : il coûte cher à ses parents (entretien, loisirs, études…) et à l’Etat (prestations familiales, modes de garde, écoles…)

Les Solutions :

LES DROITS DE LA FRAMILLE :
– Instauration du PACS en 1999
– Réforme du divorce en 1994 : simplifier et pacifier le divorce et responsabiliser les parents. Cette loi maintien les 4 cas de divorce tout en les aménageant. Elle la simplifie :
* en faisant comparaitre les époux 1 seule fois en cas de consentement mutuel
* en instituant un tronc unique de procédure dans les autres cas (acceptation de la rupture du mariage, divorce pour altération définitive du lien conjugal et divorce pour faute)
Elle la pacifie :
* en invitant les époux à trouver des arrangements et en les incitant à recourir à toute forme de médiation tout au long de la procédure ;
* en ne faisant plus de lien entre la faute et les conséquences pécuniaires du divorce pour faute ;
* en supprimant la référence aux griefs que les époux se portent.
La loi renforce le rôle du notaire qui peut intervenir dans tous les cas de divorce pour favoriser les accords entre époux, à toutes les étapes de la procédure et sur toutes les questions liées à la liquidation du régime matrimonial y compris désormais sur la prestation compensatoire.
La loi traite d’autres aspects du divorce que la procédure :
* l’aménagement de la date des effets du divorce ;
* les conséquences du divorce sur le nom ;
* la transmission de la prestation compensatoire aux héritiers ;
* la modification du sort des donations et avantages matrimoniaux. Bien que la mesure ne soit pas directement liée au divorce, la loi prévoit l’irrévocabilité des donations de biens présents entre époux
LES ACTIONS DE LA CAF :
– Aides aux familles monoparentales avec l’ASF (allocation soutien familial pour un enfant à la charge d’un seul parent) et l’API (allocation parent isolé pour un parent qui se retrouve seul avec la charge d’au moins un enfant).
– Prise en compte du travail féminin avec l’APE (allocation parentale d’éducation qui permet à l’un des parents de cesser de travailler ou de diminuer son activité à parti du 2ème enfant pour élever un enfant de moins de 3ans), l’Aged (allocation de garde d’enfant à domicile), l’Afeama (aide à la famille pour l’emploi d’une assistante maternelle agréée), et l’APP (allocation de présence parentale) qui permet à un ou aux 2 parents ayant un enfant malade ou blessé nécessitant une présence soutenue, de prendre un congé ou réduire activité professionnelle).
– Aide au logement avec l’ALF (allocation de logement familiale) versée aux familles ou jeunes ménages sans enfants aux revenus modestes pour alléger un loyer ou remboursement d’un emprunt.
– Aide à l’entretien d’un enfant avec l’APJE (allocation pour jeune enfant), l’AAD (allocation d’adoption) les 2 sont sous conditions de ressources. L’AF (allocation familiale pour familles ayant au moins 2 enfants à charge), le CF (complément familial pour familles ayant 3 enfants d’au moins 3 ans) et l’AR (allocation rentrée scolaire).
– La PAJE ( prestation d’accueil du jeune enfant) remplacera définitivement cette année 5 prestations (APJE, APE, Aged, Afeama, et AAD) et qui comprend prime à la naissance, à l’adoption, allocation de base, un complément libre choix de mode de garde et un complément de libre choix d’activité.
D’AUTRES MESURES :
– Pour mieux concilier vie familiale et vie professionnelle, aides à la garde des jeunes enfants et création d’un complément optionnel de libre choix d’activité d’un montant de 726 euros par mois ouvert à parti du 3ème enfant et sans conditions de ressources au parent cessant de travailler pendant un an ou plus.
– Pour aider et responsabiliser les parents « point info familles » pour orienter les familles en difficulté vers les dispositifs les plus adaptés à leurs demandes.
– Pour aider les familles nombreuses, création d’une « carte famille nombreuse » offrant des réductions dans de nombreux services (transports, loisirs, assurance…)

Les mesures existantes :

a) La politique familiale:
Ses objectifs:
‐Encourager la natalité afin de compenser le vieillissement de la population.
‐Promouvoir la famille en s’adaptant aux nouveaux modèles familiaux.
‐D’accompagner les familles fragilisées.
‐Redistribuer les revenus vers les familles modestes et renforcer le rôle éducatif des parents.

b) Les mesures législatives:
‐Les enfants constituent le problème le plus délicat du divorce, une loi prévoit l’audition de l’enfant en justice afin de protéger ses intérêts.
‐La loi du 14 juin 2001 affirme que l’autorité parentale doit avoir pour fondement et finalité l’intérêt de l’enfant.
‐La réforme du divorce réorganise les procédures en les simplifiant, les accélérant et en privilégiant des rapports moins conflictuels.
‐Le concubinage est reconnu par un certificat de concubinage.
‐Transmission du nom du père, de la mère ou des deux à l’enfant.
‐Le Pacs: contrat qui se noue devant le tribunal d’instance entre 2 personnes physiques majeures consentantes, de même sexe ou de sexe différent pour organiser la vie commune.

c) Les prestations sociales:
Elles sont versées aux ménages par les caisses l’allocation familiale (CAF), avec ou sans conditions de ressources et se divisent en 2 grands volet: l’aide à l’enfance et l’aide au logement.
On distingue:
‐les prestations générales d’entretien: allocation familiale, allocation parent isolé, complément familiale.
‐les prestations à affection spéciale: allocation de présence parentale, allocation d’éducation spéciale, allocation rentrée scolaire, allocation de logement familial…
‐la prestation d’accueil du jeune enfant: prime de naissance ou d’adoption, allocation de base.
‐les prestations liées à la naissance ou à l’adoption: allocation pour jeune enfant; allocation parentale d’éducation.
‐les aides à l’emploi pour la garde de jeunes enfants: allocation de garde d’enfant à domicile

 Les Chiffres clés :

– Les divorces concernent 42% des mariages
– Il y a 48,3% de naissances hors mariage
– 1 couple sur 3 ne compte pas d’enfants
– Les familles de 2 ou 3 enfants sont de + en + rares
– 266 000 mariages et 130 000 divorces
– 797 naissances
– 40 093 PACS et 7 043 dissolutions
– Age moyen du mariage pour une femme : 28,8 ans et pour les hommes : 30,9 ans
– Age moyen de la première maternité : 29,7 ans
– + de 2 millions d’enfants vivent avec un parent seul dont 85% avec leur mère
– 800 000 familles recomposées
– 5 000 000 couples vivent en union libre


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