Maladie nosocomiale


Définition :

Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé. Une infection est dite nosocomiale ou hospitalière, si elle est absente lors de l’admission du patient à l’hôpital et qu’elle se développe 48 heures au moins après l’admission.

Une infection nosocomiale est une infection contractée lors d’un séjour dans un établissement de santé. Une infection identifiée est considérée comme nosocomiale si elle apparaît au moins 48 heures après l’entrée dans l’établissement. Ce délai est étendu à 30 jours lorsque l’infection a lieu à l’endroit où une opération chirurgicale a été réalisée, et est porté à 1 an en cas de pose de matériel étranger : prothèse, valve cardiaque, stimulateur cardiaque… 

D’après une étude de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) datant de 2012, un patient hospitalisé sur vingt (5%) contracte une infection dans l’établissement où il est soigné.

Maladies : 

Les infections contractées le plus fréquemment par les patients sont pour la plupart des infections urinaires. Viennent ensuite les pneumonies, les septicémies, et les infections de plaies chirurgicales. La démarche diagnostique consistera donc à identifier l’origine et le type d’infection, par un examen clinique et biologique des symptômes avec les examens complémentaires appropriés en cas de besoin.

Mode de transmission :

  1. L’auto-infection 

Le malade s’infecte avec ses propres germes, les « portes d’entrée » sont les lésions des muqueuses, les lésions cutanées (plaies, brûlures, maladies de peau Ce mécanisme est favorisé par différents facteurs, les germes du patient dans son environnement (comme par exemple le lit), par l’utilisation de traitement pouvant altérer ses défenses (corticostéroïdes, immunosuppresseurs…), par l’administration de traitements sélectionnant certaines bactéries (antibiothérapie à spectre large…). Enfin, les patients immunodéprimés (sida, aplasiques…) sont les personnes les plus à risque du fait du défaut de leur système immunitaire.

2. L’hétéro-infection

Dans ce cas, le germe responsable de l’infection nosocomiale provient d’un autre malade, la transmission étant le plus souvent manuportée, par le personnel soignant intervenant auprès de plusieurs patients.

3. La xéno-infection

Ce dans ce cas les agents pathogènes sont transmis par des personnes venant de l’extérieur (personnel soignant, visiteurs, sous-traitants), et présentant eux-mêmes une pathologie infectieuse. Ce mode de transmission n’est cependant pas à négliger, car il peut être dévastateur pour les patients particulièrement fragiles. Ainsi, les professionnels de santé sont de plus en plus encouragés à se faire vacciner( grippe, tuberculose)

Cause :

Pour développer une infection nosocomiale, il faut que trois éléments soient réunis :

  1. Un agent infectieux
  2. Un mode de transmission 
  3. Un sujet réceptif.

Les infections nosocomiales sont généralement dues à des bactéries, trois d ‘entre elles représentent la moitié des germes isolés dans le cadre d’infections nosocomiales :

  • Escherichia coli (26%), qui vit naturellement dans les intestins de chacun.
  • Staphylococcus aureus (16%), présent dans la muqueuse du nez, de la gorge et sur le périnée d’environ 15 à 30 % des individus.
  • Pseudomonas aeruginosa (8,4%), qui se développe dans les sols et en milieu humide (robinets, tuyauteries…).

Le milieu hospitalier met en présence des individus sains et de nombreux patients présentant des pathologies variées, infectieuses ou non. Chacun en se déplaçant dans les locaux, et en déplaçant du matériel disperse des germes qui peuvent notamment se retrouver sur les chaussures, poignées de porte, interrupteurs, surfaces et dans l’air… faisant de l’environnement hospitalier un véritable lieu  remplit de germes

Les germes hospitaliers sont souvent capables de survivre dans un milieu hostile et de développer de multiples résistances aux antibiotiques les plus utilisés. Certains hôpitaux sont ainsi confrontés à des problèmes liés à l’émergence de staphylocoques ou autres résistant à de multiples antibiotiques.

Les patients hospitalisés ont souvent un système immunitaire fragiles (diabète, insuffisance respiratoire, pathologies immunitaires, grands brûlés…) sont plus réceptives aux infections en général, et nosocomiales en particulier.

Prévention :

Après 1988, les établissements de santé se sont dotés de Comités de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), désormais intégrés dans les Commissions médicales d’établissement. Leur fonction est d’améliorer les conditions d’hygiène et de prévention en fonction des données de surveillance et des progrès médicaux et techniques. Pour cela, ils déclinent les recommandations nationales et mettent au point des actions ciblées en fonction des particularités de leur établissement et des patients. Les directives sont relayées dans les services par les équipes opérationnelles d’hygiène (EOH).

Les principales mesures pour combattre les infections nosocomiales relèvent de l’hygiène :

  • Hygiène des mains des soignants, des patients et de leur entourage
  • Dépistage à l’arrivée dans l’hôpital des patients considérés comme les plus à risques
  • Isolement septique
  • Isolement protecteur des sujets anormalement susceptibles aux infections ;
  • Surveillance de l’usage des antibiotiques dans l’hôpital
  • Surveillance de l’environnement par un technicien biohygiéniste (traitement d’air
  • Formation et contrôle médical périodique du personnel de l’hôpital
  • Changement régulier (3 à quatre fois par an) des anti-bactériens de surface

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