Contraception et IVG


Grace à la contraception et à interruption volontaire de grossesse les femmes ont acquit la maîtrise de lors corps. 

Définitions

  • La planification familiale : permet de rendre maîtres de leur fécondité les individus, les couples pour avoir au moment voulu le nombre d’enfants désirés
  • Contraception : Ensemble des moyens permettant s’empêcher la conception, c’est à dire méthodes ou procédés qui évitent qu’un rapport sexuel soit suivi d ‘une fécondation
  • Interruption de grossesse : Expulsion spontanée ou provoquée de l’embryon ou du fœtus avant sa date de viabilité, pratiqué légalement ou certaines conditions
    L’avortement provoqué est effectué par aspiration (jusqu’à 10 semaines de grossesse ou par utilisation de la pilule abortive (grossesse de mois de 49 jours d’aménorrhée)
  • Aménorrhée : absence de règles

La contraception :

  1. La contraception hormonale :
  •  Les pilules contraceptives (à base d’hormones de synthèse œstrogène et progestérone) les + utilisés en France : car facilité d’emploi, efficacité, réversibilité et excellente tolérance
  •  La pilule du lendemain ou pilule pour la contraception d’urgence disponible depuis 2009, sans ordonnance et gratuite pour les mineurs. en cas de rapport non ou mal protégé : Efficacité de 99% si elle est prise dans les 24 premières heures. (max au cours des 3 jours suivants le rapport)
  •  Le patch contraceptif : délivre des hormones à travers la peau. Est appliqué chaque semaine 3 fois par mois, moins sujet à l’oubli que la pilule. Disponible de puis 2004.
  •  Implant contraceptif proposé depuis 1991, bâtonnet de 4 cm implanté sous anesthésie locale diffusant une hormone progestative efficace à 100% pour ne durée de 3 ans.
  • L’anneau vaginal 

2. Le stérilet :

Protection durant 3 à 5 ans. Méthode la moins contraignante, choisi par 24% des françaises surtout après 35 ans. Dispositif intra-utérin qui rend la muqueuse inapte à la nidation. Peu cher et remboursé à 65% par la sécurité sociale

3. Le préservatif masculin 

Empêche la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde. Disponible facilement (pharmacies, distributeurs) efficace et protège contre les IST et le SIDA.

4. Autres méthodes

  • Les méthodes naturelles : Abstinence périodique, température, retrait : contraignantes et peu efficaces
  •  Le diaphragme : membrane de latex placée sur le col de l’utérus assez bonne efficacité mais utilisation difficile
  • Les spermicides (ovules ou gelées) placées dans le vagin et détruisant par effet chimique les spermatozoïdes

La stérilisation ne concerne que 2,6 % des femmes et 1% des hommes : par ligatures des trompes ou pose d’implants tubaires et chez l’homme ligature des canaux référents

Les problèmes 

Absence de protection contraceptive

L’éducation nationale ne joue pas assez son rôle en matière d’éducation à la sexualité
Les centres de planification familiale sont peu nombreux
Le coût de la contraception est trop élevé 
La contraception hormonale n’est pas toujours bien acceptée.

Inadaptation de la méthode contraceptive 

Oublis de pilule très fréquents 
Le stérilet est peu prescrit 
L’affaire des pilules de 3 et 4 eme génération a eu pour conséquences que les femmes se tournent vers des méthodes pas très efficaces. 
Trop de grossesse tardives et paradoxalement précoces.

Solutions 

  1. Une meilleure information 
  • Séances d’éducation à la sexualité à l’école
  • Nouvelles campagne d’information
  • Site internet : http://www.choisirsacontraception.fr/
  • Diffusion par l’ INPES d’une brochure 

2. Contraception à la portée des mineures 

  • La pilule du lendemain est disponible sans ordonnance
  • Consulter gratuite un médecin ou une sage femme pour obtenir un moyen de contraception
  • Obtenir de leur pharmacien la délivrance gratuite et conserver l’anonymat 

3. Déremboursement des pilules de 3e et 4e génération 

L’interruption de grossesse

→ Pratiquée dans un établissement public ou privé agrée. Un médecin peut refuser de la pratiquer, obligation d’orienter la patiente vers un confrère
→ On distingue :
Interruption spontanée de grossesse (ou fausse couche) se produit d’elle même si le fœtus est anormal, si l’utérus ne permet pas son développement ou s’il y a insuffisance hormonale.
Interruption volontaire de grossesse (IVG) : nom donné à l’avortement depuis sa légalisation en 1975 par la loi Veil. Peut être demandée par une femme en situation de détresse.
– Entretien préalable dans un centre de planification et d’éducation familiale pour information sur les aides et la possibilité d’accoucher sous X.
– Confirmation de la demande après 1 semaine de réflexion
– Se fait par aspiration ou pilule abortive (par ex à base de RU486)
Interruption médicale de grossesse (IMG) peut être autorisé à tout moment si :
– santé de la mère mise en péril grave
– fœtus atteint d’une maladie ou d’une malformation grave reconnue comme incurable
– L’IMG fait suite à l’avis favorable d’une équipe pluridisciplinaire (2 médecins, assistante sociale et un psychologue) et est prise en charge par la sécurité sociale.

 

Législation 

  • Loi dite « Neuwirth » de 1967 (elle abrogera la loi du 31 juillet 1920 qui interdisait toute forme de contraception en France)
    – Autorise la fabrication et la vente des contraceptifs
    – Crée des centres de planification et d’éducation familiale pour conseils sur la maîtrise de la fécondité et assurer la délivrance gratuite de contraceptifs même aux mineurs sans autorisation parentale
  • Une loi de 1974 rembourse la pilule
  • En 1975 la loi relative à l’IVG dite « Veil » est promulguée pour 5 ans :
    – Permet le remboursement des moyens contraception par la sécurité sociale
  • Depuis 1999 : La 1ère pilule du lendemain est disponible librement en pharmacie sans ordonnance et pour les mineures elle est gratuite
  • Loi du 13 décembre 2000 relative à la contraception d’urgence et la réforme de la loi sur l’IVG de 2001 ont modifié la loi de 1967 : Ainsi, depuis 2001, les infirmières scolaires peuvent délivrer, en cas d’urgence ou de détresse, un contraceptif d’urgence (le Norlevo) sans ordonnance et gratuitement aux mineurs et ce sans l’accord parental
  • Depuis 2004 : Le patch contraceptif est disponible dans toutes les pharmacies de France
  • Un « pass contraception » est proposé aux jeunes filles mineures dans certaines régions : dispositif anonyme et gratuit qui comporte : un coupon de visite médicale, un pour une prise de sang, un pour des analyses médicales, 2 pour se voir délivrer des contraceptifs et un pour remise de préservatifs.
  •  Depuis 2009 « pilule du lendemain » commercialisée et remboursée utilisable jusqu’à 5 jours après le rapport non ou mal protégé
  • Grâce à la loi du 21 juillet 2009 (HPST : Hôpital, Patients, Santé, Territoires) : Depuis Juin 2010 les infirmières scolaires peuvent renouveler une ordonnance de contraceptif oral datant de moins de 1 an pour une durée max de 6 mois et les pharmaciens peuvent délivrer la contraception pour une durée supplémentaire de 6 mois maximum

La législation de l ‘avortement s’est mise en place progressivement :

  • La loi du 9 août 2004, relative à la santé publique, a inscrit la contraception et l’IVG parmi les domaines de santé publique (sont fixés des objectifs quantifiés tous les 5ans) :
    • pour l’accès à une contraception adaptée, à la contraception d’urgence et à l’IVG, dans de bonnes conditions à toutes les femmes qui décident d’y avoir recours
    • Les sages femmes sont désormais habilités à délivrer une prescription de contraception dans le cadre de suite de couche ou d’IVG
  • En 2008, l’IVG médicamenteuse est autorisé dans les PMI et dans les centres de santé
  • Campagne de sensibilisation avec spot télé en Octobre 2011 s’adressant aux femmes entre 20 et 35 ans qui utilisent un contraceptif oral. Pour rappeler notamment qu’il existe d’autres méthodes contraceptives que la pilule, que l’on risque souvent d’oublier.
  •  L’Assemblée nationale a adopté des mesures en 2013, dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale, qui entrera en vigueur en 2013 : 
    • Remboursement à 100 % de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pour toutes les femmes
    • La gratuité et l’anonymat de la contraception pour les mineures de 15 à 18 ans. Cela s’applique à tous les modes de contraception pris en charge et remboursables par la Sécurité sociale.
    • Ces mesures ne prendront tout leur sens que si elles s’accompagnent d’un meilleur accès aux centres IVG et d’une réelle politique d’éducation à la sexualité et de prévention auprès des jeunes.

Problèmes :

  1. Un accès difficile à l’IVG
  • Restriction hospitalières
  • Désengagement des établissements de santé
  • Le développement très inégal selon les départements de la prise en charge des IVG
  • Le manque d’implication des jeunes médecins et même le refus de certains
  • Le coût élevé de l’IVG
  • Délai d’attente souvent long
  • l’ivg médicamenteuse tend à se généraliser ce qui représente une perte de choix pour les femmes 
  • Certaines femmes vont avorter à l’étranger ce qui aggrave leur détresse

2. Des freins à l’IVG pour les mineures 

Le recours sans autorisation parentale s’applique difficilement par craintes des médecins.

3. Accompagnement psychologique insuffisant

4. Des problèmes d’éthiques 

L’ivg est possible après la première échographie de grossesse, il peut y avoir des dérives eugéniques (vouloir un bébé parfait)

Solutions : 

  • Le tarif qui est payé aux établissements de santé à été revalorisé
  • Meilleur accès pour les mineurs
  • Prise en charge a 100%
  • Anonymat respecté 

 


4 commentaires sur “Contraception et IVG

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  1. Bonjour,
    Je ne comprend pas pourquoi dans solutions pour les contraceptifs il y a Deremboursement des pilules 3 et 4 ème génération, je suis un peu perdue est ce que quelqu’un pourrais m’eclairer svp
    Merci


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